La bande dessinée qui retrace l'histoire des techniques pour éclairer l'avenir

Le conservatoire qui rebranche sur le NET ce que l’histoire a laissé derrière elle

Accueil / Telecommunications / Transmission / Transmissions infrarouges piles thermoélectriques
4/42

Transmissions infrarouges piles thermoélectriques

diaporama Montrer les méta-données du fichier
SV52_septembre_1920_transmissions_infrarouges_par_pile_thermo.jpg

L’utilisation des ressources de la science pour les besoins militaires est vieille comme le monde. La première guerre mondiale suscita toutes d’inventions permettant le secret des communications comme la télégraphie par la terre et ici les transmissions par faisceaux infrarouges qui par définition sont invisibles. Les recherches sur les rayonnements infra-rouges font toujours l’objet d’importants financements militaires. Le principe pour l’émetteur est d’utiliser une lampe d’éclairage à filament sous-alimentée de façon à ce que son maximum d’émission soit dans l’infrarouge.(Un filtre infrarouge peut encore supprimer tout le spectre visible résiduel).
La transmission d’information se fait par une modulation. La plus simple pour l’infrarouge est la modulation d’amplitude par un volet occultateur. On peut aussi couper l’alimentation du filament.
Pour augmenter la rapidité de modulation, on peut utiliser des substances ayant une polarisation contrôlable par un champ électrique c’est l’effet Kerr. On utilisera le nitrobenzène, ou le phosphate KDP ou le niobiate de Lithium.
Pour la réception, toutes sortes de récepteurs ont été imaginés.
Le principe utilisé ici est la conversion de l’infrarouge en visible par phosphorescence. L’inconvénient est la sensibilité médiocre et la rémanence de la phosphorescence c’est à dire que le phénomène ne disparaît qu’après quelques secondes ce qui nécessite le défilement d’une bande.
La propriété intéressante qui facilite la détection des infra-rouges est leur capacité d’échauffement des substances qu’ils éclairent de sorte que tout dispositif capable de détecter un échauffement : capteur thermique est un capteur d’infrarouges. On comprend alors la grande diversité de ces capteurs thermiques. La famille des convertisseurs thermiques comprend :, Conversion en tension électrique par une pile sensible à l’élévation de température, Conversion par dilatation d’un gaz : cellule de Golay, Conversion par cristaux pyro-électriques, conversion par résistances sensibles à température, thermocouples etc . Le mot pile indique empilage de détecteurs en série de façon à augmenter la sensibilité. L’inconvénient des détecteurs thermiques est leur capacité calorifique ( Inertie thermique) qui réduit la bande passante de la détection. Plus récemment la conversion quantique utilise des semi-conducteurs avec l’avantage d’une grande bande passante ce qui permet d’avoir des caméras. La contrainte pour les sensibilités élevées est le refroidissement pour ne pas être gêné par le signal parasite du à la température du détecteur et de son support.

Auteur Ph Maliet / Science & Vie 52 sept 1920
Créée le non disponible
Ajoutée le Samedi 10 Novembre 2007
Dimensions 667*1024
Fichier SV52_septembre_1920_transmissions_infrarouges_par_pile_thermo.jpg
Poids 254 Ko
Tags transmission, électron, émetteur
Catégories
Visites 5351
Note moyenne pas de note
Votez pour cette image : | | | | |

[0] Commentaires des utilisateurs